Principes
Chiffrer et piloter un projet qui dure dix ans.
Waterfall est conçu pour les projets longs : l’offre se négocie pendant des mois, la référence ne bouge que par contrat, et la question « sommes-nous toujours là où nous avions dit ? » doit trouver une réponse des années après que ceux qui l’avaient posée sont partis. Ces sept principes en découlent.
Planning et devis
Le planning et le devis ne sont pas deux documents à tenir synchronisés : une tâche porte ses lignes de devis, et déplacer la tâche déplace ce qu’elle coûte.
Lire le principe → 02Révisions
Chaque offre et chaque revue est figée en une révision complète, avec les taux horaires et les calendriers qui l’ont calculée.
Lire le principe → 03Budget et reste à engager
Chaque ligne porte un montant budgété, que seul un avenant change, et un montant réestimé, que chaque revue met à jour.
Lire le principe → 04Provisions pour risques
Un risque se chiffre comme un devis. Sa provision pèse sur la prévision mais n’entre jamais dans le budget de référence.
Lire le principe → 05Valeur acquise
Une tâche terminée acquiert son montant budgété. Aucun pourcentage d’avancement n’est saisi, donc aucun ne se discute.
Lire le principe → 06Portefeuille
Un indice de portefeuille est un rapport de sommes, jamais une moyenne d’indices.
Lire le principe → 07MS Project, Excel et ERP
MS Project, Excel et l’ERP restent en place. Les échanges se font par fichier, avec un compte rendu avant chaque import.
Lire le principe →Pourquoi des principes, et pas une liste de fonctions
La plupart des outils de suivi de coûts savent saisir un budget, importer des dépenses et tracer des courbes. Ce qui les sépare, ce sont les règles qui décident de ce qu’un chiffre veut dire : quand le budget a-t-il le droit de bouger, qu’est-ce qu’une tâche « avancée », où passe l’argent mis de côté pour les risques. Ce sont ces règles qui rendent un outil fiable ou, sans que personne ne s’en aperçoive, optimiste.
Les principes de Waterfall sont ces règles. Chacun est porté par des exigences de la spécification publique, qui donnent leur motif et le critère qui permettra de vérifier le logiciel.
Trois usages, un même référentiel
Waterfall décrit trois usages types. Ce ne sont pas des privilèges figés : chaque action est soumise à une permission, et une entreprise peut répartir ces permissions autrement.
- Le chef de projet construit l’offre et pilote l’exécution : planning, devis, risques, reste à engager, import des coûts réels, lecture des indicateurs.
- Le manager tient le référentiel commun (organisation, rôles de ressources, calendriers, natures et catégories de coût, taux horaires, seuils d’alerte) et lit les vues du portefeuille.
- L’administrateur gère les comptes et les habilitations, surveille la plateforme, la sauvegarde et consulte le journal d’audit.
Ce que Waterfall n’est pas
Le périmètre est volontairement étroit. Waterfall ne gère ni prix de vente, ni chiffre d’affaires, ni marge. Il ne produit pas les coûts réels : il les importe de l’ERP. Il ne gère ni achats, ni commandes, ni pointages. Il n’impose aucun processus interne. Et ce n’est pas un outil de gestion du travail comme Jira ou OpenProject : il planifie et chiffre par rôle de ressource, pas par personne nommée, et ne distribue pas de tâches.
Les termes employés sur ces pages sont définis dans le glossaire.
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Waterfall se construit en public. Testeurs, chefs de projet, contrôleurs de gestion, développeurs : chaque retour compte, d’une remarque sur la spécification au test d’un écran.